Sambrambougou : La cité du sexe où on peut louer des femmes mariées

femme

Sambrambougou, site d’orpaillage situé au sud du Sénégal, prisé par les ressortissants ouest-Africains, est devenu en plus de l’or la cité du sexe. Hormis les jeunes femmes qui affluent de partout pour vendre leurs charmes, ce sont désormais les femmes mariées locales qui y louent leur service. Sambrambougou, situé dans la communauté rurale de Missirah Sirimana dans la région de Kédougou, au sud du Sénégal, ce village connait un boom de l’immigration dû aux chercheurs d’or venus y faire fortune. Ils viennent de toute part en Afrique de l’ouest : Nigéria, Ghana, Burkina-Faso, Guinée, Mali, Cameroun, Sierra-Léone.

Tous ne sont pas la pour l’or, les femmes pour la plupart sont présentes pour se prostituer, car après une journée de travail harassante dans des conditions insoutenables à creuser et à faire sortir du sol, la terre contenant l’or, les orpailleurs ont l’habitude de se vider l’esprit dans les bras des femmes. Les passes vont de cinq mille (5 000) à cent mille francs (100 000) sans préservatif.

Une bonne partie de ces sommes vont généralement aux proxénètes qui sont pour la plupart étrangers : Maliens ou Nigérians. Pourtant un nouveau réseau a vu le jour, celui des femmes locales issues du village de Sambrambougou et des villages environnants, avec les « locales » la passe se négocie à partir de cent mille francs. Cette nouvelle forme de prostitution est pratiquée aussi bien par les jeunes filles que par les femmes mariées. Lorsqu’il s’agit d’une femme mariée, les enchères peuvent monter jusqu’à trois cent mille francs avec la possibilité de les louer. Ainsi elles ne restent qu’avec celui qui a payé le prix fort selon la durée de la location.

Tout ce trafic se fait souvent sous la complicité des époux qui jouent parfois les proxénètes. Bien souvent la somme « négociée pour la location de l’épouse » sert à couvrir les besoins de la famille pour plusieurs mois ; ce que des heures de souffrances à passer dans les trous pour chercher de l’or ou à cultiver son champ n’égalent pas.

Les autorités du village impuissantes ne peuvent que constater les dégâts notamment l’augmentation de la séroprévalence (de 1,7% dans la région par rapport au 0,7% de moyenne nationale) causés par cette débauche généralisée.

 Source : Blog d’Yves le Belge
Publié par Babacar SECK, le 15/12/2012, à 14:54 GMT
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