Nigéria : les ravisseurs de six étrangers demandent une rançon de 1 million d’euros

-

Des hommes armés ont enlevé six étrangers à bord d’un pétrolier dans l’Etat de Bayelsa, dans le sud du Nigeria, et réclamé une rançon d’environ un million d’euros, a annoncé mercredi la police.

« Trois des personnes enlevées sont des Ukrainiens, deux des Indiens et une vient de Russie », a déclaré Fidelis Odunna, porte-parole de la police locale, à l’AFP, précisant que l’attaque a eu lieu dimanche. Un des ravisseurs a appelé pour demander la somme de 200 millions de nairas (1 million d’euros) a-t-il ajouté.

Les trois Ukrainiens ont été libérés, a annoncé mercredi soir le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Selon les informations de l’ambassade d’Ukraine au Nigeria, les trois Ukrainiens enlevés, membres d’équipage du remorqueur Armada Tuah 101, ont été libérés, a indiqué le ministère dans un communiqué.

« Leur vie et santé ne sont pas en danger », a ajouté le ministère, qui ne précise pas les circonstances de cette libération, ni le sort des autres otages.

Les enlèvements sont courants dans la région pétrolifère du Delta du Niger et les otages sont la plupart du temps relâchés contre rançon. Il est toutefois rare que la police accepte de donner des détails sur les demandes de rançon.

D’autres enlèvements d’étrangers ont eu lieu récemment dans le nord du Nigeria, et ils ont été revendiqués par un groupe islamiste, Ansaru, mais ce phénomène est considéré comme indépendant de ce qui se passe dans le Sud.

Selon le Bureau maritime international, les eaux nigérianes sont le lieu d’attaques de plus en plus fréquentes de pirates, le vol de pétrole étant une des motivations des ravisseurs agissant dans cette région.

Cinq marins indiens ont été enlevés par des pirates lourdement armés sur un pétrolier le 17 décembre au large du Nigeria puis libérés un mois plus tard, sans que leur employeur ne dévoile si une rançon a été réglée.

Des pirates armés ont également enlevé trois marins italiens et un Ukrainien au cours d’une attaque de leur navire à quelque 40 miles nautiques (environ 70 km) de l’Etat du Bayelsa le 23 décembre, avant de les relâcher en janvier. Le ministre italien des Affaires étrangères et l’armateur du navire attaqué s’étaient accordés pour dire qu’aucune rançon n’avait été versée pour leur libération.

L’accord d’amnistie signé en 2009 entre le gouvernement et les militants du Delta du Niger qui réclament une meilleur distribution des revenus de l’or noir a réduit les actes de violences dans cette zone, mais les expatriés restent des cibles régulièrement visées.

Publié par Jules KANE, le 20/02/2013, à 19:42 GMT
L'Actualité internationale en Vidéo
Réagir à cet article avec facebook

Réagir à ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Tout commentaire à caractère commercial, insultant, pornographique, raciste, homophobe, incitant à la violence ou contraire aux lois sénégalaises sera supprimé, il peut également entraîner votre bannissement total du site