Risques d’un crash d’avion à Dakar à cause des émetteurs de deux radios de la place

STUDIO

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar déplore les brouillages causés par la bande Fm. L’Asecna appelle les acteurs à plus de responsabilité pour éviter un éventuel crash d’avion à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor.

C’est un vrai signal d’alarme que l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar a lancé, avant-hier, au cours une rencontre organisée par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et portant sur le spectre des fréquences.  Face à une centaine de professionnels de l’audiovisuel et aux autorités de régulation du secteur, l’Agence en charge de la sécurité aérienne en Afrique a fait état  de nombreux cas de brouillages des fréquences aéronautiques signalés par des compagnies aériennes. Ces brouillages, révèlent les agents de l’Asecna, sont surtout causés par des radios de la place émettant sur la bande Fm. Ces interférences ne sont pas sans conséquences. Elles perturbent les avions en phase d’atterrissage à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. «Nous sommes fréquemment confrontés à des brouillages aéronautiques au niveau de l’aéroport et cela rend notamment très compliquée  la communication entre la tour de contrôle et les pilotes, mais aussi la détermination de la position de l’avion dans le ciel», explique Mady Kanouté de l’Asecna.

Si la prolifération des émetteurs dans un rayon de quinze kilomètres a été jugée anti-conforme à la réglementation internationale, ce sont surtout deux stations Fm  qui sont aujourd’hui dans le collimateur des experts de l’Asecna. Il est reproché à ces  stations, dont les noms n’ont pas été révélés, mais qui ont directement été prévenues du danger qu’elles représentent, d’avoir un émetteur d’une «très forte puissance». Ce qui impacte beaucoup sur la sécurité du trafic aérien.

Dans le contexte actuel, marqué par une forte croissance du trafic aérien, avec plus de cent mouvements d’avions enregistrés à l’aéroport de Dakar, l’Asecna  a appelé à  une harmonisation des efforts de la part de tous les acteurs opérant dans le secteur de la communication. «Il faut que les gens prennent conscience de ce danger, parce que si un jour il y a crash d’avion à Dakar, nous pouvons tous être concernés. Donc, il faut que tout le monde s’y mette, les ministères concernés, l’Artp, les acteurs des télécommunications, les stations Fm, pour que nous puissions assurer un contrôle efficace du trafic aérien», conclut Mady Kanouté.

Source : Gfm.sn

Publié par Babacar SECK, le 17/08/2013, à 0:03 GMT
L'Actualité internationale en Vidéo
Réagir à cet article avec facebook

Réagir à ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Tout commentaire à caractère commercial, insultant, pornographique, raciste, homophobe, incitant à la violence ou contraire aux lois sénégalaises sera supprimé, il peut également entraîner votre bannissement total du site